Aperçu des collections
Jean-Luc Manz, Bari's painting IV (détail), 1998-1999, acrylique sur toile, 168 x 140 cm, Musée Jenisch Vevey, Collection d'Art Nestlé



du 1er juillet au 29 août 2004

L’exposition d’été du Musée Jenisch (2 juillet – 29 août 2004) invite à une traversée des siècles et des styles par une sélection d’œuvres tirées des collections permanentes. Elle est la première d’une série de présentations annuelles des fonds du musée et reflète les choix de Dominique Radrizzani, le nouveau directeur du Musée Jenisch.

A côté des chefs-d’œuvre renommés du musée (Le coucher de soleil de Courbet, Le roi des chats de Balthus, La fontaine de Barcelone de Picasso …) sont révélés des trésors méconnus (Le porc écartelé du Hollandais Adrian van Ostade (1610-1685), La bonne auberge récemment attribuée au Flamand Pieter Aertsen (1507-1575), ou jusqu’ici rarement dévoilés (rare sculpture La Mouette de Courbet, version bronze du médaillon réalisé pour la façade de l’Ancien-Port 1 à Vevey ; le saisissant pastel d’Eugène Grasset Le Lac Léman en hiver ou encore Les blanchisseuses de Steinlen).

En prélude, sur le palier, les portraits de Martin Johan Jenisch, sénateur de Hambourg et de son épouse Fanny Henriette Jenisch (St-Michealis 1801-Vevey 1881), à qui le musée doit son existence, invitent à la visite.

L’articulation est donnée par les salles. A l’ensemble des peintures, aquarelles et dessins de Kokoschka (une salle entière est construite autour de la toute nouvelle acquisition de la Fondation La Crucifixion de 1912) font écho, d’une part un espace contemporain (Bari’s painting IV de Jean-Luc Manz ou le monumental triptyque sur bâche The invisible never happens – A still approach d’Alexander Hahn), d’autre part un groupe d’œuvres homogènes (peintures « maçonnées » par Courbet et Balthus). Plus loin, des paysages et natures mortes de Morandi (le Musée Jenisch abrite le plus grand ensemble d’œuvres de cet artiste en Suisse) entrent en résonance avec des portraits et paysages d’Hodler. Une salle encore regroupe un choix de lithographies de Pierre Alechinsky, toutes données au musée par l ‘artiste à l’occasion de sa rétrospective en 2000.

L’exposition réunit quelque 100 œuvres des collections permanentes : des achats du musée, des dépôts de fondations (Le Paysage de Monte Calvello II de Balthus présenté à Vevey en première suisse (Fondation Balthus) ; Mantes. Sur le Pont, dans l’Ile de Corot (Fondation pour les Arts et les Lettres) ou des dons et legs (Portrait d’Emile Yung de Hodler ou la suite de onze dessins de François Weidmann achetés en juin 2004 par la Fondation Lélo Fiaux à la Galerie Davel 14 à Cully).

L’accrochage est aéré et, pour l’occasion, les fenêtres de la salle est (art contemporain) dégagées.
Cette présentation tout public comblera en particulier les amateurs de grands maîtres, les adeptes d’Oskar Kokochka, les férus de la scène artistique contemporaine suisse (Mireille Gros) et vaudoise (Jean Crotti, Laurent Hubert, Manuel Müller).