Félix Bracquemond, gravures et céramiques
Couverture du catalogue de l'exposition (détail)


Félix Bracquemond, gravures et céramiques

Aux sources de l'impressionnisme et du japonisme

du 2 octobre 2003 au 8 février 2004

Une exposition en deux volets : Gravures au Cabinet cantonal des estampes et céramiques à la Fondation Neumann à Gingins

Figure incontournable de la vie artistique de la seconde moitié du XIXe siècle, le graveur et céramiste français Félix Bracquemond (1833-1914) fut l’ami proche de Manet, Degas, Gauguin et Rodin, comme de Gautier ou des frères Goncourt.

Avant tout graveur, le premier de son temps par l’abondance comme par la qualité de son œuvre, il est à l’origine du renouveau de la technique de l’eau-forte, guidant de nombreux artistes dans cette voie, de Corot à Millet, sans oublier Degas et Pissarro, au sein du groupe impressionniste dont il est un membre actif. Sa renommée repose aussi sur sa découverte et son appréciation des estampes japonaises qui participeront au renouvellement esthétique de l’art moderne. Dans le domaine de la céramique, l’artiste collabore avec Théodore Deck avant de se distinguer en signant trois services de tables majeurs qui conjuguent les esthétiques japonisantes et impressionnistes.

Pour rendre hommage à l’activité plurielle de Bracquemond, le Cabinet cantonal des estampes et la Fondation Neumann organisent pour la première fois en Suisse une exposition en deux volets, rendue possible grâce au concours d’une importante collection privée : alors qu’à Gingins seront dévoilés les services de table – du fameux Service Rousseau (1866), le plus ancien exemple de japonisme dans la céramique française, au Service à fleurs et rubans (1879) qui impose Bracquemond en digne précurseur des innovations de l’Art nouveau –, l’œuvre gravé sera à l’honneur à Vevey, avec un large panorama à travers un demi-siècle de création artistique. Les étonnantes gravures réalistes des années 1850 précèdent les belles planches impressionnistes des années 1870. Portraits, scènes animalières et paysages témoignent de la variété des intérêts de Bracquemond qui mettait également son savoir à profit pour interpréter des œuvres de Holbein, Turner, Courbet ou Manet.