Kokoschka nomade
Oskar Kokoschka, Prague, 1934, huile sur toile, 76 x 108 cm, Fondation Oskar Kokoschka, Musée Jenisch Vevey


du 13 avril au 8 septembre 2002

"Je suis en voyage parce que je vis" écrit Oskar Kokoschka en 1970 dans son autobiographie.

Dès ses plus jeunes années et jusqu’à sa mort (1980), Kokoschka suit son âme de tzigane, son élan et son envie de voyager "à chaque printemps, lorsque la lumière redevient plus claire". Habité d’une énergie presque surhumaine et à l’affût de découvertes, il prend très tôt l’habitude de quitter un endroit dès qu’il ne s’y plaît plus. Défilent alors dans sa biographie, à en avoir le vertige, nombre de villes, villages, contrées proches ou lointaines, dont il a foulé le sol sans jamais s’essouffler, du Nord au Sud, d’Est en Ouest.

La Fondation Oskar Kokoschka propose une sélection d’une soixantaine d’œuvres retraçant les voyages de l’artiste dans les pays de la Méditerranée, promenant le spectateur d’Italie en Grèce, d’Espagne au Maroc. Petits croquis aux crayons de couleur ou grandes peintures à l’huile, toutes ces œuvres gorgées de lumière témoignent de la vivacité du regard de Kokoschka. Jubilant devant les joyaux de la Renaissance italienne, il saisit de quelques traits la beauté du dôme de Florence ou la pose gracieuse d’une nymphe sculptée. De même, en Grèce, empreint de respect et très ému face aux ruines à Athènes ou Delphes, l’artiste leur redonne vie sur sa feuille de croquis.