
Vernissage au Musée Jenisch Vevey, 2023. Photo : Lucas Olivet
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Nathalie Chaix
Directrice
Uwe Wittwer. Avant que le verre ne cède
« La mémoire c’est un rapport à l’enfance […] Mais c’est aussi les traumatismes intimes, la peur du noir, l’abandon, la souffrance. La mémoire, c’est encore celle des guerres qui, pour n’avoir pas touché la Suisse de plein fouet, l’ont secouée de toutes sortes de façons. La mémoire, c’est encore les images, archives, vieilles photos, lettres, dessins, tableaux qui nous reviennent par cartons ou wagons de pixels entiers, réveillant nos histoires, traduisant des visions du monde anciennes […] Uwe Wittwer […] parcourt ces collections immenses et choisit les images à partir desquelles il va travailler, avec l’attention flottante d’un psychanalyste […] »
« Ne faites jamais confiance à une image », Eléonore Sulser, Le Temps
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« Au cœur de l’œuvre d’Uwe Wittwer se trouve notre culture collective de la mémoire, marquée par des omissions et des refoulements. Il est question de violence, d’idylles brisées et du pouvoir des images. »
« [Uwe Wittwer est un] chroniqueur qui reflète les héritages visuels de notre société dans toute leur ampleur et leur ambivalence. » [Traduit de l’allemand]
« Uwe Wittwer. Ich bin auch eine Art Historienmaler », Claudia Spinelli, Kunstbulletin
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« Dans son triptyque montrant des enfants juifs dans une forêt dévastée, ceux-ci se résument à des formes pâles jusqu’à l’évanescence. Ils ont déjà presque disparu. La grande peur de Wittwer se révèle en effet l’oubli. »
« Le Jenisch montre Uwe Wittwer, Frédéric Cordier et Kokoschka », Etienne Dumont, Bilan
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Frédéric Cordier. Mécanique du paysage
« […] adossés à une immense tapisserie striée, ses grands formats subjuguent par leur vocabulaire minimaliste, trames d’une rigueur binaire que l’on devine informatique, mais où se glisse une vibration organique, une subtile imprécision qui offre à la composition sa chaleur trouble. »
« À voir au Musée Jenisch. On aimerait qu’ils soient futuristes, les paysages toxiques de Frédéric Cordier », Thierry Raboud, La Liberté